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20 Novembre 2010
Aregno est une petite commune du littoral de Balagne d'une superficie de 930 hectares qui compte à peu p
rès 700 habitants .
Aregno est une petite commune du littoral de Balagne d'une superficie de 930 hectares qui compte à peu p
rès 700 habitants .
Entre mer et village, la plaine d'Aregno est traversée par le ruisseau de Teghrella lequel se jette à la mer à l'extrémité Est de la plage d'Aregno, en limite du site naturel de Calcinaiu (Corbara).
Aregno possède une étroite façade maritime représentée par la plus grande partie de sa plage de gros sable et qui s'étend entre Corbara et Algajola .
La commune est composée du village d'Aregno, vieux et traditionnel, et de trois hameaux principaux : Praoli et Torre, tous deux au Nord du village, et Aregno-plage, entre Algajola et la zone artisanale de Corbara, qui se développe pour le tourisme avec la construction de résidences de vacances, de commerces et d'hôtellerie.
Le village est dominé d'une quarantaine de mètres par la remarquable Église de la Trinité, un joyau architectural du XIe siècle, implantée au milieu du cimetière.
Certaines découvertes sur le site de San Marcellu de vestiges telles des plaques de bronze ayant appartenu aux armées de Vespasien attestent que Aregno était déjà occupé à l'époque romaine. Il faut savoir que, au IXe siècle, lors de la reconquête sur l'occupant sarrazin, les chevaliers romains emmenés par le prince romain Guido Savelli (comte de Balagne depuis sa victoire sur les Sarrasins), avaient choisi successivement les cités maures de Corbara (le castel de Guido fut fondé en 816), puis de Sant'Antoninu pour capitales de leur comté de Balagna, ainsi nommé en hommage à la cité côtière disparue.
Selon les travaux de Pierre Savelli de Guido, (Comte Savelli de Guido, ancien maire de Corbara et historien, membre de la société d'archéologie Lorraine ), le site serait celui de la cité antique de Balanea fondée par les Phéniciens (?), évoquée par Ptolémée, Strabon et Pline l'Ancien et abandonnée pour cause d'insécurité.
Des pierres provenant d'anciens sanctuaires romains ont été réemployées dans certaines maisons et dans des granges.
Au XVIe siècle vers 1520, Aregnu était le centre d'une piève qui comptait environ 500 habitants. Elle faisait partie de la Balagne, région comprenant à l'époque les pievi de Tuani, Aregnu, S. Andria, Pinu et Olmia.
La Pieve d'Aregnu comportait les lieux habités suivants : l’Arpagiola (o Gabiola), la Corbaia, lo Monticello, Santo Antonino, Santa Riparata, Piaza, Pragola, le Torre, Regno, li Catari, lo Lavatogio, lacona, Spano, Hogio, Aquapessa.