De tout et de rien :blog anti -cons ....
3 Avril 2010
Le 9 mai 1769, au terme d'une bataille de plusieurs jours, les troupes corses sont défaites par l'armée française à Ponte-Novu (ou Pontenuovo, le pont neuf). La jeune république de Corse cesse d'exister ,en même temps que les avancées contenues dans la constitution de Paoli ,comme le droit de vote des femmes et la sécurité sociale en 1768.
La bataille se déroule près d'un pont qui franchit le fleuve du Golo, sur la route de Corte à Bastia. Elle met aux prises plusieurs dizaines de milliers de combattants . Les Corses laissent sur le terrain 4324 morts et plus de 6000 blessés.Ce ne sont pas ces combats qui ont détruit le pont mais des bombardements durant la seconde guerre mondiale .
C'en est fini d'une «Guerre de quarante ans» qui a mis aux prises le peuple corse avec la République de Gênes puis le roi de France.
Le chef de la nation corse, Pasquale Paoli, gagne la côte et s'embarque sur un navire à destination de Livourne, en Italie, avec 300 fidèles. Parmi les partisans qui l'accompagnent jusqu'à la côte figure son aide de camp, un avocat d'Ajaccio du nom de Carlo - Charles - Buonaparte. Sa jeune épouse, Laetitia (18 ans) est enceinte de sept mois. Après une fuite dans la montagne corse, elle donne le jour à un petit Napoléon...
Les Français établissent en Corse un Conseil supérieur... comme dans leurs colonies des Antilles. Le gouvernement de l'île est confié au comte Louis de Marbeuf. Il invite les nobles à faire enregistrer leurs quartiers de noblesse. Seules 86 familles se résolvent à cette démarche. Parmi elles figure la famille Buonaparte, issue de colons génois installés dans le port d'Ajaccio.Les représailles sont terribles avec des exactions sans nom commises par les troupes d'occupation notamment dans les milieux paysans .
Il appartiendra au général Napoléon Bonaparte d'organiser la reconquête de l'île à partir de 1796. Sous le Premier Empire, la pacification sera confiée au général Morand. Elle prendra un tour extrêmement brutal, ternissant à jamais l'image que gardent les Corses de Napoléon, leur plus illustre compatriote.
Il faudra attendre 1975 et le drame d'Aléria pour que soit à nouveau ensanglanté le lien qui relie l'île de Beauté à la France.