De tout et de rien :blog anti -cons ....
28 Janvier 2015
[[« Le populisme n’est ni une idéologie, ni un programme ni un parti »
Guy Hermet, auteur l’an dernier d’une vaste fresque consacrée aux Populismes dans le monde (Fayard), « le populisme est conciliable avec n’importe quelle orientation politique, n’importe quel régime politique ». Historiquement, le populisme, narodnichestvo, désigne le mouvement d’opposition des intellectuels russes au tsarisme dans la Russie des années 1850-1880. On ne saurait le classer à droite même si le socialiste Georges Plekhanov, qui en est issu, en a fait la critique après avoir découvert le marxisme. Plus près de nous, même s’il faut traverser l’Atlantique, l’homme fort du Venezuela, le commandant Hugo Chavez, est volontiers qualifié de populiste. Depuis le XVIIIe siècle, il existe dans notre pays une littérature populiste, dont L’Assommoir de Zola présente une forme très achevée, qui peint les milieux et les caractères populaires à travers leur propre langage.
D’un usage essentiellement péjoratif le terme « populiste » s’est néanmoins imposé depuis une dizaine d’année dans le registre polémique. Non sans effets pervers. Selon la définition du Larousse, le populisme désigne une « attitude politique qui vise à satisfaire les revendications immédiates du peuple, sans objectif à long terme ». Imagine-t-on, dans une démocratie c’est-à-dire un régime sous contrôle du suffrage populaire, un mouvement politique qui viserait à ne pas satisfaire les revendications immédiates du peuple ? Quel serait donc l’antonyme caché d’un mouvement populiste ? Technocratique ? Oligarchique ? Soumis aux intérêts financiers
L’usage généralisé de la dénonciation du populisme est suspect quand le mot s’entend – c’est parfois le cas – comme un synonyme de « populaire ». Or c’est bien le plus souvent ainsi que l’entend le langage courant. Dans le climat de défiance du peuple pour ses élites que nous connaissons, la dénonciation du populisme a alors toute les chances de renforcer ce qu’elle prétend exorciser. On ne s’étonnera donc pas que, à tout prendre, Jean-Marie Le Pen préfère être qualifié de « populiste » plutôt que d’extrémiste de droite. « Populiste et fier de l’être » était d’ailleurs le thème de l’université d’été des jeunes du FN, en 1994.]]]
En quoi le populisme est il plus néfaste pour le péquin de base que le gaullisme ,chiraquisme ,sarkozysme ou hollandisme ?Le populisme est la révolte des sans dent ,et a été farouchement combattu de tous temps par ceux qui sont éligibles à la gamelle ou a ses miettes .Et le récent appel au rassemblement charliste n'est il pas une tentative de récupération du populisme par ceux qui le dénoncent ......